Retraite à taux plein à 65 ans pour tous

Mercredi 21 Juillet 2010 à 10h49

Les députés du groupe Socialiste, Radical, Citoyen et divers gauche se félicitent de l’adoption par la commission des finances d’un amendement permettant aux femmes ayant eu au moins deux enfants de pouvoir continuer à partir à 65 ans à la retraite sans subir de décote.

Grâce aux voix des députés SRC et avec le soutien de quelques membres de la majorité, cet amendement de Chantal Brunel a été adopté contre l’avis du rapporteur et du gouvernement.

Ce vote démontre les hésitations voire les remords qui taraudent la majorité, elle-même confrontée à une réforme très injuste qui pénalise notamment les carrières hachées.

Ce vote est un premier pas, le groupe SRC continue de défendre le maintien de la retraite à taux plein à 65 ans pour tous.


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Retraites : Le racket social du gouvernement

Jeudi 10 Juin 2010 à 11h30

La réforme des retraites du gouvernement apparaît chaque jour comme un monument d’injustice et d’inconséquence.

Sous la pression de nos interpellations, le ministre des Affaires sociales a du reconnaître que la fin du droit à la retraite la retraite à 60 ans s’accompagnerait de la fin de la retraite à 65 ans à taux plein. Les deux bornes seront reculées de deux ou trois ans.

Ce que M. Woerth appelle une « mesure démographique » est en réalité la plus grande des inégalités sociales. La fin de la retraite à 60 ans pénalisera les ouvriers et les employés qui ont commencé à travailler jeunes et qui occupent les métiers les plus pénibles. La fin de la retraite à 65 ans sera l’impôt du travail pour tous les salariés, et notamment les femmes, qui ont connu le chômage ou des accidents de carrière et n’ont pas pu acquérir toutes leurs annuités.

A cette double peine pour les plus modestes, le gouvernement ajoute le racket des générations à venir. M. Woerth a confirmé qu’il allait vider le fond de réserve des retraites. Cette épargne de 34 milliards qu’avait constitué le gouvernement Jospin, et que la droite a toujours refusée d’alimenter, visait à protéger les retraites de la prochaine génération en constituant une réserve de précaution pour les années 2020. Sans aucun scrupule, le gouvernement a décidé de le piller pour boucher les déficits qu’il a lui-même creusés. Cette dilapidation est un scandale et une faute grave contre la jeunesse. Elle va exposer nos régimes de retraite à tous les soubressauts de la conjoncture économique.

A mesure que le gouvernement se dévoile, deux conceptions opposées de cette réforme se font face. La nôtre propose un effort équitable entre les revenus du travail, les revenus du capital et les entreprises. Celle de la droite impose les seuls salariés.


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Suppression annoncée de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité

Mercredi 9 Juin 2010 à 15h33

Vers un recul inacceptable des garanties pour les victimes de discriminations

La Commission des lois du Sénat a adopté le mercredi 19 mai 2010, une série d'amendements modifiant le texte élaboré par le Gouvernement sur les projets de loi relatifs au Défenseur des droits. L’adoption de ce texte en l’état les 3 et 4 juin prochains conduirait inexorablement à la disparition de la HALDE comme Autorité administrative indépendante et, surtout, à une régression de la protection des victimes de discriminations.
Depuis 2005, la France a su se doter d'un organisme spécialisé, collégial et indépendant dans la lutte contre les discriminations, la HALDE, qui a largement démontré son utilité et a acquis une notoriété dans la population – mais aussi au niveau international - grâce à son expertise incontestée, à ses actions auprès des tribunaux comme auprès des entreprises ou des administrations et à ses prises de position toujours juridiquement fondées et souvent courageuses.
Le projet de création d'un Défenseur des droits aux compétences élargies, englobant la lutte contre les discriminations et la promotion de l'égalité, fait craindre la disparition de son indépendance pourtant essentielle et la diminution de son autorité, gage de son efficacité.
Surtout, cette absorption entraînerait une perte de repère pour les victimes qui savent pouvoir obtenir aujourd’hui auprès de la HALDE, organisme connu et respecté, l'accompagnement dont elles ont besoin dans la lutte inégale qui les opposent à ceux qui les discriminent dans l'accès à un logement, à un emploi, à la santé ou dans leur vie professionnelle.
La lutte contre les discriminations et la promotion de l’égalité, pour lesquelles il reste beaucoup à faire, doivent relever d’une autorité spécialisée et bien identifiée En diluer les attributions spécifiques dans un ensemble aux contours encore imprécis et aux pouvoirs
réduits reviendrait à en diminuer considérablement le dynamisme et l'efficacité, reconnus et appréciés par le monde associatif et syndical et nuirait à la cohérence et à la force que nécessite la lutte contre les discriminations dans notre pays.
Nous voulons croire que telle n'est pas la volonté des pouvoirs publics ni du Parlement auxquels nous adressons ce message d’alerte et de vigilance, assurés qu'il sera entendu afin d'éviter toute régression de la protection des libertés et tout recul démocratique
Comme l’a rappelé la CNCDH, le Défenseur des droits devrait au contraire s’inscrire dans l’architecture institutionnelle comme un garant de l’indépendance des diverses autorités indépendantes oeuvrant dans le champ des droits de l’homme et d’une meilleure interaction et complémentarité entre elles en assurant un dialogue permanent et des rencontres régulières. Il devrait être, en tant que primus inter pares, le moteur de la synergie créée par cet ensemble d’autorités spécialisées oeuvrant chacune dans son domaine de compétence avec sa logique propre à la défense des droits.
Docteur Laurent EL GHOZI
Président de la FNASAT-Gens du Voyage,
Membre du Comité Consultatif de la HALDE
Arnaud de BROCA
Secrétaire général de la FNATH, association des accidentés de la vie
Membre du comité consultatif de la HALDE
Catherine TEULE
Membre du Comité central de la LDH
Vice-présidente de l’Association européenne de défense des droits de l’Homme
Membre du Comité consultatif de la HALDE
Régis de GOUTTES
Magistrat
Membre de la CNCDH
Membre du Comité Consultatif de la HALDE
Marie-Thérèse LANQUETIN
Chercheur Université Paris Ouest Nanterre
Présidente du Comité consultatif de la HALDE
Jacqueline LAUFER
Professeur émérite à HEC
Membre du Comité consultatif de la HALDE
Marie-Line BRUGIDOU
CFE-CGC
Membre du Comité consultatif de la HALDE
Catherine TRIPON
Porte-parole de l’AUTRE CERCLE
Membre du Comité consultatif de la HALDE
Samuel THOMAS
Vice-président de SOS Racisme
Membre du Comité consultatif de la HALDE
Nathalie FERRE
Enseignante chercheuse Université Paris XIII
Ancienne présidente du GISTI
Membre du Comité consultatif de la HALDE
Anne DEBET
Professeur de droit à l’Université Paris XII Créteil
Ancien membre de la CNIL
Membre du Comité consultatif de la HALDE
Carole DA SILVA
Fondatrice de l’AFIP
Membre du Comité consultatif de la HALDE
Khalid HAMDANI
Directeur de l’Institut Ethique Diversité
Membre du Comité consultatif de la HALDE


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© Christian HUTIN