COMMUNIQUE DE PRESSE : DEFILE POUR LA RAFFINERIE DES FLANDRES A LA DEFENSE A PARIS

ACTUALITÉ - Mercredi 3 Février 2010 à 11h47


J’ai participé, ce matin, à la manifestation organisée par les syndicats de Total. Nous étions très nombreux à remonter l’Esplanade pour parvenir jusqu’au siège de Total. Magnifique tour d’acier et de verre qui illustre la puissance industrielle et financière de ce groupe pétrolier français qui affichera encore en 2009 un bénéfice net de 8 milliards d’euros. Pour mémoire, souvenons-nous déjà qu’en 2008, ce même bénéfice était de 14 milliards d’euros.

Il est incompréhensible, au regard de telles sommes, que le groupe Total n’envisage son activité industrielle qu’en terme de rentabilité financière.
Le raffinage pétrolier ne consiste pas seulement à remplir les réservoirs de voitures, il s’agit également de l’indépendance énergétique de la France et de telles décisions ne peuvent que choquer toutes celles et ceux attachés à l’intérêt général et à la défense des intérêts du pays.

Par ailleurs, le sort des salariés, des sous-traitants et du port de Dunkerque doit aussi être pris en compte. Je rappelle que le port de Dunkerque fait vivre 50 000 salariés et qu’à peine 1 % des bénéfices de Total suffirait largement à maintenir cet outil industriel et stratégique à la disposition du pays. A mes yeux, aucune autre considération ne saurait prévaloir.

Avec l’ensemble des salariés de Total et des sous-traitants qui vont, avec leur famille, devoir vivre avec une terrifiante épée de Damoclès au dessus de la tête jusqu’en juin,
je demande au gouvernement français et aux dirigeants de Total de faire preuve du sens de l’intérêt du pays qu’ils sont censés incarner.




Christian HUTIN

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© Christian HUTIN