
Je suis allé, hier jeudi 28 janvier, en compagnie de Claude NICOLET, Premier secrétaire du MRC Nord, à la rencontre des salariés grévistes de Total. Nous sommes allés leur faire part de notre soutien et de notre solidarité. Ce fut l'occasion pour moi de rappeler à nouveau l'ensemble des démarches faites par moi même et Michel Delebarre. Nous travaillons en effet de façon très étroite sur ce dossier essentiel pour notre territoire mais aussi pour notre industrie pétrolière et notre indépendance énergétique. Je n'ai pas caché mon inquiétude mais j’ai tenu à informer les salariés de mes impératifs
1) Pas de départ de Total
2) Un dépôt pétrolier n'est pas suffisant
2) Pas de licenciements
3) Poursuite de l'activité industrielle
4) Maintien de la "chaine industrielle"
5) Des investissements à la hauteur
6) La question de la maintenance et de ses sous-traitants doit être prise en compte.
Par ailleurs, je ne peux que m’interroger, voire m’inquiéter, de la réponse faite par Christian ESTROSI, ministre de l’Industrie, suite à la question posée par Bernard ROMAN à l’occasion de la séance des questions au gouvernement mardi 26 janvier à l’Assemblée nationale. Il a parlé du Terminal Méthanier alors que c’est un projet porté par EDF.
Ensuite j’ai de plus en plus de mal à penser que le gouvernement n’était pas informé des projets de Total. Sur un sujet aussi important que notre capacité de raffinage et les risques que cela peut nous faire prendre pour notre indépendance énergétique, il serait incompréhensible que de telles décisions ne soient pas l’objet de concertations avec les plus hautes autorités de l’Etat. Il s’agit d’enjeux stratégiques essentiels qui mériteraient pour le moins un grand débat avec la Représentation nationale. Au contraire, rien de tout cela, mais le flou le plus complet. Il y a là quelque chose d’inacceptable.
Pour sa part, Claude NICOLET a apporté le soutien du MRC. Il s’est félicité de ce travail nouveau entre organisations syndicales et partis politiques. Nous avons perdu trop de temps et nous avons laissé s'installer un rapport de force en défaveur du monde du travail et du progrès social.
Cet affaiblissement a, en partie pour conséquence notre incapacité à forger une réponse politique commune et suffisamment puissante face aux dégâts provoqué par la mondialisation financière. C'est aussi à ce travail qu'il faut s'atteler. On ne peut plus accepter de voir notre industrie disparaître. Il y va de l'intérêt national. Les organisations syndicales avaient demandé notre soutien, il est donc légitime de le leur apporter. Le MRC sera donc présent le lundi 1er février avec les salariés de TOTAL devant le siège de la Défense.
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