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Hauts-de-France: Des démineurs et L'OTAN neutralisent des munitions retrouvées sur les plages et dans la mer

Divers04/03/19

Article du 20 minutes Lille.
Sur une plage du Pas-de-Calais et mais aussi dans la mer, des munitions de guerre conventionnelles continuent d\'être découvertes et neutralisées

Opérations de déminage sur plusieurs fronts. Pendant trois jours, de mardi à jeudi, le groupe de plongeurs-démineurs (GPD) de la Manche a découvert et neutralisé plus de 400 grenades et diverses munitions historiques sur la plage d\'Oye-Plage, dans le Pas-de-Calais, annonce la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord.

Quinze jours plus tôt, le GPD avait déjà retiré plus de 600 grenades sur cette même plage. Cette fois, ce sont 428 grenades, 5 mortiers, 11 obus et environ 150 kg de débris d\'obus qui ont été retrouvés et détruits. « Avec les phénomènes de marée, de nouvelles découvertes pourraient encore survenir », précise la préfecture maritime.

Le recul des dunes fait réapparaître les munitions

« Le fait de retrouver des munitions explosées montre qu\'il s\'agit d\'une zone où une précédente destruction avait eu lieu », souligne un officier de la préfecture, contacté par 20 Minutes. Le mouvement du sable et le recul des dunes font donc réapparaître ces munitions qu\'on croyait enfouis.

Mais ces opérations de contre-minage ou de « guerre des mines » s\'effectuent également sous l\'eau. Depuis le 18 février et jusqu\'au 7 mars, quatre navires chasseurs de mines de l\'OTAN sillonnent la Manche à une cinquantaine de kilomètres au large de Dieppe pour détecter et détruire d\'éventuelles munitions historiques à l\'aide de sonars.

« Les fonds marins sont caractérisés par la présence d\'engins explosifs issus des deux conflits mondiaux, souligne l\'officier. On sait qu\'entre 635.000 et 700.000 munitions ont ainsi été lâchées dans l\'eau. Il s\'agit de sécuriser une route maritime très fréquentée et les activités de pêches car il arrive que des munitions soient remontées dans les filets. »

Aucune information sur les munitions chimiques

Selon la préfecture maritime, ces opérations de l\'OTAN sont conduites une à deux fois par an, depuis 1996, mais elles ne sont pas les seules. « Dix chasseurs de mines de la marine nationale procèdent régulièrement à ce type d\'opération concernant les munitions conventionnelles », précise l\'officier.

Aucune information, en revanche, concernant la neutralisation des munitions chimiques. Un documentaire, diffusé en octobre sur France 3, dénonçait les dangers que représentaient ces millions de tonnes d\'armes en tout genre, déversées dans la mer après chaque conflit.

 

En janvier, un député du Nord, Christian Hutin, avait également alerté le gouvernement sur les risques environnementaux que faisaient courir ces munitions dans un proche avenir.